Série de "fausses croyances" : impossible de me réveiller sans mon café !

Le petit noir est le meilleur ami matinal de beaucoup de Français. S’il garantit un effet coup de fouet, en abuser peut s’avérer contre-productif.

 

« Sans mon café du matin, je ne suis bon à rien », entend-on souvent. À quoi tient cette réputation solidement ancrée ? À la caféine, une molécule dite psychotrope (car elle agit sur l’activité cérébrale) qui possède des propriétés stimulantes. Ainsi, la caféine empêche une substance appelée adénosine de se fixer sur certains de nos neurones. Or l’un des effets de l’adénosine est de nous aider à relâcher la pression, à ralentir l’activité nerveuse. Grâce à l’action de la caféine, l’activité neuronale ne diminue donc pas. Au contraire : nos cellules s’emballent et se « réveillent ». Voilà (en partie) l’origine de ce fameux effet coup de fouet ! Par ailleurs, le café entraîne une libération d’adrénaline. Résultat : le rythme cardiaque et la pression artérielle augmentent. On peut commencer la journée du bon pied.

 

Pas plus de trois ou quatre tasses


En réalité, les choses ne sont pas si simples. Et, comme bien souvent dans la vie, tout est une question de dosage. Consommé modérément, le café fait du bien. Mais au-delà d’un certain seuil, les effets secondaires évoqués précédemment (accélération du rythme cardiaque, pression qui grimpe) peuvent obliger l’organisme à se réguler. Et donc, le fatiguer. « Le café n’apporte pas d’énergie à l’organisme, mais l’oblige à puiser dans ses réserves », résume Laure Terrier de la Chaise, naturopathe à Paris. Par ailleurs, comme le relève l’Académie américaine de médecine du sommeil, la caféine atteint son niveau le plus haut dans le sang 30 à 60 minutes après ingestion, et le corps en élimine en général la moitié dans les 3 à 5 heures qui suivent, tandis que le reste peut subsister durant 8 à 14 heures - des estimations qui varient d’une personne à une autre. Boire du café, notamment après le déjeuner et en fin de journée, peut donc retarder l’endormissement et détériorer le sommeil, ce qui provoquera là encore une fatigue accrue.

C’est pourquoi en mai 2015, l’Agence européenne pour la sécurité des aliments (EFSA) a publié une recommandation officielle préconisant un maximum de 400 mg de caféine par jour, soit l’équivalent de trois ou quatre tasses, et a insisté sur la nécessité de prendre en compte, dans cette dose maximale recommandée, les autres boissons stimulantes, comme le thé ou le Coca-Cola (à titre d’exemple, un expresso contient environ 80 mg de caféine, un thé noir, 50 mg, et une canette de Coca-Cola, 40 mg). Au-delà de ce seuil, « des risques de maladies cardio-vasculaires et des problèmes liés au système nerveux central (par exemple, sommeil interrompu et anxiété) peuvent apparaître », précise l’EFSA.


Et si on testait d’autres boissons ?


Conclusion : pour bénéficier au maximum des effets tonifiants du café, essayez de ne pas en abuser ! Et n’hésitez pas à tester d’autres boissons qui vous permettront elles aussi de partir travailler d’un pied léger : eau citronnée, maté, jus de pamplemousse frais ou « cafés » concoctés à partir de graines de céréales torréfiées, telles que l’épeautre ou l’orge (en vente dans les épiceries bios). 


L’Agence européenne pour la sécurité  des aliments (EFSA) a publié une recommandation officielle préconisant un maximum de 400 mg de caféine par jour, soit l’équivalent de trois ou quatre tasses.

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